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RENCONTRES

__CARTE SUR TABLE

Jérôme Alonzo

Le portier nantais, ancien du PSG, a plus d’une corde à son arc. Entre les pelouses des stades et les greens de golf, Jérôme Alonzo côtoie depuis des années les tapis verts. D’ailleurs, ce n’est pas pour rien qu’il a été choisi comme ambassadeur d’un site Internet, aux côtés de Virginie Efira et Fabien Barthez. Le gardien va droit au but et nous dit tout de sa passion du poker, sans prendre de gants.
Propos recueillis par Cécile Mortreuil



Qui vous a initié au poker ?
Patrick Bruel… A la télé bien sûr !
Je connaissais le poker fermé à 5 cartes et là je ne comprenais pas ce que j’avais devant les yeux. Ces deux cartes en mains, puis trois découvertes, puis deux autres. Qu’est-ce que c’était que ce truc ! Ca m’a immédiatement plu. J’ai commencé à lire des bouquins, à dévorer des DVD, à jouer sur Internet… Et à m’y mettre à fond, comme toujours lorsque quelque chose me passionne.

Où jouez-vous ?
Essentiellement sur Internet et entre amis. Lorsque j’étais à Paris, après deux mois d’apprentissage express, j’ai commencé à me frotter à de bons joueurs dans des cercles. C’est formateur…

Quel est votre style de jeu ?
Tout dépend où je joue et face à qui. Globalement je suis plutôt patient. Ca ne me dérange pas de ne pas jouer pendant une heure par exemple. Je sais aussi me coucher quand il le faut.

Quel parallèle faites-vous entre votre métier et le poker ?
Le fait d’être un sportif de haut niveau m’aide à ne pas céder à la pression, à gérer mon stress et mes émotions. Des qualités primordiales au poker. J’ai aussi le goût du combat. Je considère le poker comme un sport : si tu n’es pas un compétiteur, tu ne peux pas gagner. C’est tellement dur de devenir un bon joueur, encore plus qu’au foot !

Vous avez des rituels ou des superstitions ?
J’en ai beaucoup au foot, mais pas au poker.
Ah si, un rituel vestimentaire ! Je joue toujours en noir. Cela donne moins d’indices à ton adversaire sur ton état de stress s’il a la bonne idée de regarder au niveau de tes aisselles !

Qu’est-ce que vous détestez par-dessus tout lorsque vous jouez ?
Quand les types ne sont pas concentrés, demandent sans cesse à combien sont les blinds, racontent leur dernière virée shopping ou leurs souvenirs de vacances... On peut discuter, déconner, mais il faut être dans le jeu.

Votre meilleure main ?
Une quinte flush au flop, que j’ai mal jouée en relançant trop fort. Tout le monde s’est couché. Et aussi lors d’une partie à Paris : j’ai une paire de 2 en mains que je jette car le livreur de pizzas vient de sonner. Je le paie, je reviens à la table avec mes amis et je regarde le flop : 2-2-Roi…

Etes-vous mauvais joueur ?
Absolument ! Je suis un compétiteur, je déteste perdre. Mais un mauvais joueur de bonne foi puisque je le reconnais !

Votre meilleur souvenir au poker ?
Pas un souvenir en particulier mais plein de souvenirs de soirées géniales. Le poker est un jeu convivial qui ouvre de nombreux horizons et permet de rencontrer de nouvelles personnes.

Est-ce que le fait de jouer vous aide dans la vie quotidienne ?
J’ai appris à lire mes interlocuteurs comme je lis mes adversaires, à détecter le stress, les regards fuyants, les mains moites…

Qu’est-ce qui pourrait vous faire annuler une partie de poker ?
Une autre partie, mais de foot ! Un entrainement, un match… En fait la seule chose qui me passionne plus que le poker.

Qui inviteriez-vous à votre table idéale ?
Patrick Bruel, en hommage ! Et puis Vanessa Rousso, mes potes golfeurs de Nantes et de Paris, Gus Hansen et Phil Ivey.

 

Au final, qu’est-ce qui vous plaît le plus dans le poker ?
L’adrénaline.