Voler à bord d’un avion de chasse, c’est pour beaucoup un rêve de gosse. Le temps d’une journée, ce souhait devient réalité. Entrez dans la combinaison d’un Chevalier du Ciel pour une expérience à plus de 600 km/h. Boucles, tonneaux, vol sur le dos et 6 G : sensations fortes garanties !
Par Cécile Mortreuil
Sur le tarmac de l’aérodrome, l’appareil s’avance dans un vacarme assourdissant. On est désorienté. On a peur. On voudrait presque abandonner, mais la fascination l’emporte sur la crainte. Car c’est une expérience inoubliable que l’on s’apprête à vivre : voler en avion de chasse. A bord d’un Fouga Magister, un ex-avion de combat de l’Armée de l’Air, vous allez découvrir des sensations uniques : tonneaux, boucles, vol sur le dos et paraboles jusqu’à atteindre l’apesanteur, avec des accélérations exceptionnelles et parfois 6 G de pression (le corps pèse alors 6 fois son poids). Mais avant d’entrer dans le cockpit, quelques formalités s’imposent… D’abord, disposer d’un certificat médical attestant de votre aptitude à effectuer ce vol (pas d’antécédents cardiaques, hypertension, problèmes aux tympans, claustrophobie), mesurer moins d’1m98 et peser moins de 120 kg. Puis devenir membre de l’association gestionnaire de l’avion et régler une participation. Une fois arrivé sur la base aérienne (divers sites en France), vous êtes pris en charge par Fabrice, le coordinateur, qui vous dispensera une formation sécurité complète et pleine d’humour. S’en suit une présentation de l’avion et du pilote. Tous sont issus de l’Armée de l’Air et totalisent plus de 25 000 heures de vol. Dans le vestiaire, on enfile sa combinaison en se moquant de la dégaine des autres. L’ambiance est détendue, mais quelques instants plus tard, bizarrement, on est moins fier… Le bruit des réacteurs couvre à peine celui de son cœur qui bat la chamade. Face au Fouga qui vrombit, casque vissé sur la tête, on ne pipe mot. On prend son courage à deux mains et on monte à bord. C’est parti pour 25 minutes hallucinantes qu’on n’oubliera pas de sitôt.

Au 7ème ciel !
En selle ! Parachute au dos, on monte dans le cockpit, juste derrière le pilote. Le micro fixé au casque permet de communiquer avec lui. Il rassure, explique chacune de ses manœuvres, et avance l’avion jusqu’à la piste de décollage. Pleins gaz ; le Fouga s’envole. Les sensations sont extraordinaires et l’appréhension fait rapidement place à l’excitation. Le vrai test : la première boucle. L’avion monte vers le ciel et on a l’impression que son corps pèse une tonne. Peu à peu, l’appareil se retourne sur le dos. On a la tête à l’envers et le pilote, décidément très prévenant, continue à s’enquérir de notre état tandis que le Fouga termine sa rotation. Ahurissant. Jamais on n’aurait pu imaginer que de telles sensations existent. Alors on prend confiance, et on le fait savoir au pilote… Les évolutions de voltige se succèdent à un rythme effréné. Pendant un instant magique, on vole sur le dos. « On teste un truc ? » interroge le pilote. Bien sûr qu’on teste ! L’avion monte vers les cieux et entame une parabole. Et là , nouvelle rencontre avec l’inconnu : l’apesanteur. L’espace de quelques secondes, on ne pèse plus rien, on flotte… L’avion redescend doucement et repart pour de nouvelles acrobaties, sous le regard de ses amis restés au sol. Mais toutes les bonnes choses ont une fin et le Fouga doit regagner la terre ferme. Une fois au sol, les jambes flageolantes, l’excitation est toujours là ! On gesticule en décrivant son ressenti dans un flot de paroles. Et même lorsque l’adrénaline est retombée, reste à l’esprit un souvenir et des sensations qu’on n’oubliera jamais.
Infos Pratiques :
>> www.jet-adrenaline.com et www.skydream.fr
Tél. : 01 53 27 37 87
1400 € la journée, comprenant droits d’entrée à l’association, cotisation annuelle, frais de coordination du vol, participation aux frais de vol et carburant.