Si certains comédiens aiment tâter du jeton entre deux prises, ce féru de poker a lui suivi le chemin inverse. Du poker aux plateaux de cinéma, l’itinéraire atypique de Michel Ferracci, un acteur à suivre...
Comment le cinéma est-il venu à vous ?
Je jouais au poker avec Bernie Bonvoisin, le leader du groupe Trust qui est aussi un grand réalisateur. Il m’a persuadé de faire des essais. J’ai ensuite rencontré un directeur de casting exceptionnel, Pierre-Jacques Benichou. Il aimait mon naturel, le fait que je n’ai jamais pris de cours : c’est ce côté brut qui l’intéressait. Comme au poker, je me suis pris au jeu ! J’ai passé des essais pour la série de Canal+, « Mafiosa », et j’ai ainsi obtenu mon premier rôle. J’ai enchaîné avec « Le Premier Cercle », avec Gaspard Ulliel et Jean Reno, puis j’ai joué dans « Une Affaire d’Etat » qui sortira en novembre. Je viens d’achever « La Tueuse », pour Arte, et je pars cet été sur le tournage du « Mac », avec José Garcia.
Selon vous, pourquoi le poker fascine tant les cinéastes ?
Visuellement, une partie de poker est très intéressante. Mais à vrai dire, je crois que le poker fascine tout le monde... Il n’y a qu’à voir sur les plateaux ! Le soir, après les tournages, certains comédiens et techniciens jouent ensemble !
Est-ce que le fait de jouer au poker aide à jouer… au cinéma ?
Je pense que oui, car pour entrer dans la peau d’un personnage, on bluffe... Et à une table de poker, on joue aussi un rôle. Il y a également cette adrénaline qui est commune aux deux situations. Lorsqu’on est en finale, à une grosse table, la pression est comparable au tournage d’une scène quand résonne le mot « action » !